L’année 2025 marque un moment paradoxal pour la RSE. D’un côté, le secteur connaît un essor sans précédent, porté par des entreprises qui structurent leurs stratégies ESG, allouent davantage de moyens et fixent des objectifs mesurables. De l’autre, un backlash avéré remet en question certaines avancées réglementaires, à l’image de la récente remise en cause du devoir de vigilance.
Ces signaux contradictoires interrogent ceux qui souhaitent s’orienter vers la RSE : est-ce vraiment le bon moment d’y faire carrière ? La réponse est oui, plus que jamais.
Dans un contexte mouvant, la RSE s’affirme comme l’un des leviers professionnels les plus puissants pour agir de manière durable, transformer les entreprises de l’intérieur et contribuer à un monde plus sûr pour les générations futures. L’ISE, pionnier des formations RSE et développement durable, vous aide à décrypter ce moment charnière.
Un backlash réel… mais une RSE plus que jamais intégrée à la stratégie
Ces derniers mois ont mis en lumière un recul discursif et parfois réglementaire autour de certaines obligations extra-financières. Pourtant, sur le terrain, les entreprises avancent dans l’autre sens.
Selon le Baromètre RSE 2025 de Wavestone :
- La gouvernance des entreprises intègre davantage la RSE dans ses décisions.
- Les moyens financiers alloués à la RSE sont en hausse.
- Des objectifs opérationnels RSE sont fixés dans la majorité des organisations.
Autrement dit, même dans un contexte où les signaux politiques et sociétaux semblent parfois contradictoires, les entreprises continuent de renforcer leurs engagements RSE, car ceux-ci demeurent un facteur essentiel de résilience et de compétitivité.
Les critères ESG jouent également un rôle déterminant dans l’accès aux financements. Comme le souligne le journal Les Échos, les investisseurs continuent de privilégier les organisations capables de démontrer une trajectoire durable crédible, malgré les incertitudes économiques actuelles.
Dans le même temps, Le Monde rappelle dans un article du 27 juin 2025 que les assemblées générales des grandes entreprises cotées n’ont consacré en moyenne que sept minutes aux sujets climatiques. Une donnée qui illustre un certain désengagement public, alors même que les exigences extra-financières se renforcent dans les rapports officiels.
RSE : le secteur qui continue d’accélérer quand tout semble ralentir
Le paradoxe est simple : alors que le débat public semble se tendre, les besoins dans les organisations explosent.
Les raisons sont multiples :
- La pression des marchés et des financeurs
Les entreprises doivent prouver leur trajectoire bas-carbone et sociale pour accéder aux financements, attirer les investisseurs et réduire leurs risques. - Les exigences opérationnelles
Reporting, analyses de risques climatiques, évaluation des impacts, pilotage de la transition… tout cela nécessite des professionnels formés. - La demande interne des entreprises
La gouvernance, les ressources humaines, la logistique, les achats, le marketing ou encore l’innovation ont désormais besoin d’experts RSE.
Résultat :
Les métiers en RSE enregistrent une croissance forte, avec +56 % d’offres liées à la transition écologique en trois ans, selon l’Apec. Même dans un contexte de backlash, la dynamique de fond ne ralentit pas : la transformation durable continue, parce qu’elle est devenue incontournable.
Actuellement, les entreprises recherchent activement des profils capables de :
- Intégrer les critères ESG dans leur stratégie.
- Accompagner leur transformation énergétique.
- Concevoir des produits ou services responsables.
De plus, les métiers de la RSE offrent une grande évolutivité de carrière. Un(e) chargé(e) de mission RSE peut rapidement devenir responsable développement durable ou directeur(trice) de la transition. Au-delà de la stabilité professionnelle, ces métiers offrent un fort sentiment d’utilité : celui de contribuer à un futur plus juste et plus respectueux de l’environnement.
Quels métiers pour répondre à ces nouveaux défis ?
Les profils formés en RSE sont aujourd’hui recherchés par les entreprises, les collectivités, les ONG, mais aussi les cabinets de conseil.
Parmi les postes les plus demandés actuellement :
- Chargé(e) de mission RSE : pilote des actions concrètes d’une entreprise pour réduire son impact environnemental et social.
- Consultant(e) RSE / développement durable : accompagne les organisations dans leur transition et leurs stratégies d’impact.
- Responsable développement durable : intègre la RSE à la gouvernance de l’entreprise et fixe des objectifs de performance durable.
- Analyste ESG : évalue les pratiques responsables des entreprises pour les investisseurs.
- Chef de projet économie circulaire, éco-concepteur, responsable achats responsables, responsable QSE (Qualité, Sécurité, Environnement)…
Les grands groupes comme les PME recrutent des profils capables de concilier performance économique et impact positif. Et les débouchés ne se limitent pas à un seul secteur : énergie, agroalimentaire, finance, numérique, transport, BTP ou mode durable : la RSE est partout.
Les compétences clés pour réussir dans la RSE en 2025/2026
Les métiers de la RSE exigent une combinaison unique de compétences techniques et humaines. En 2025, cette polyvalence devient encore plus essentielle : les organisations doivent composer avec un contexte mouvant, marqué à la fois par une accélération des exigences ESG et par un backlash qui nécessite pédagogie et leadership. Les professionnels du secteur se situent ainsi à la croisée du management, de la communication, de la réglementation et de l’analyse environnementale.
Les savoir-faire techniques
Pour piloter efficacement les stratégies RSE, plusieurs compétences techniques sont indispensables :
- Maîtrise du reporting extra-financier et des indicateurs ESG
La CSRD, la taxonomie européenne ou encore les nouvelles normes de reporting exigent une compréhension fine des cadres réglementaires et une capacité à produire des analyses fiables et auditables. - Connaissance approfondie des réglementations environnementales et sociales
La veille réglementaire devient stratégique dans un contexte où les obligations évoluent rapidement. Les professionnels doivent savoir traduire ces réglementations en actions opérationnelles. - Analyse des risques climatiques et des impacts sociétaux
Le métier inclut la capacité à évaluer la vulnérabilité d’une organisation face aux risques physiques, transitionnels ou sociaux, et à intégrer ces analyses dans la gouvernance. - Pilotage de projets à impact
La RSE n’est pas seulement un cadre théorique : elle s’incarne dans des projets concrets — plans bas-carbone, politiques d’achats responsables, démarches biodiversité, programmes internes de sensibilisation. - Mise en place de démarches bas-carbone et circulaires
L’économie circulaire, la réduction des émissions, l’écoconception ou encore l’optimisation des ressources nécessitent des compétences techniques solides et une vision systémique.
Les soft skills essentielles
La dimension humaine est tout aussi centrale. Dans un contexte où la RSE fait l’objet d’un débat public parfois tendu, les compétences comportementales deviennent des leviers cruciaux.
- Pédagogie et capacité à convaincre
Le backlash actuel montre que la transition n’est pas acquise. Les professionnels doivent expliquer, rassurer, vulgariser et donner du sens pour embarquer dirigeants, collaborateurs et partenaires. - Leadership collaboratif
La RSE traverse tous les services : il faut savoir fédérer des acteurs variés, coordonner plusieurs métiers et encourager l’intelligence collective. - Adaptabilité et flexibilité
Les évolutions réglementaires, les attentes des parties prenantes et les contraintes économiques exigent une forte capacité d’ajustement. - Écoute active et diplomatie
Piloter des enjeux sensibles implique de comprendre les résistances internes, de négocier et d’accompagner la transformation de manière bienveillante.
Les projets RSE touchent à des sujets sensibles, parfois perçus comme contraignants. Comprendre les résistances, accompagner les équipes et instaurer un dialogue serein font partie des compétences clés.
En somme, la RSE n’est pas seulement une expertise : c’est une posture qui combine vision, conviction et capacité à transformer durablement les organisations.
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Cours théoriques, projets concrets, missions terrain, stages : un apprentissage orienté vers l’opérationnel.
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Un réseau solide
Partenaires entreprises, collectivités, ONG : un écosystème qui facilite l’insertion professionnelle dans un secteur en pleine structuration.
Pourquoi s’engager en RSE aujourd’hui ?
- Parce que, malgré les turbulences, la transition écologique ne peut plus être mise en pause.
- Parce que les entreprises ont besoin de talents capables d’agir.
- Parce que les métiers de la RSE donnent accès à des carrières utiles, évolutives et à fort impact.
- En 2025 et en 2026, s’engager dans la RSE, c’est faire le choix du sens, de l’avenir et de la transformation durable. C’est aussi rejoindre un mouvement profond, qui dépasse les soubresauts politiques et s’ancre dans la réalité des entreprises, des marchés et des générations futures.
Sources
- Wavestone, Data, éthique, limites planétaires : les nouveaux défis de la RSE à l’ère de l’Intelligence Artificielle, Baromètre RSE 2025 – 4ème édition
- Les Echos, Critères environnementaux et sociaux : les entreprises poursuivent leur trajectoire en dépit du flou, 20 11 2025
- Le Monde, Investissement durable : les questions climatiques et sociales deviennent-elles taboues dans les grands groupes français ? 27 06 2025
- APEC, Transition écologique et emploi cadre Baromètre – Édition 2024