Photo Noémie Vauldin

Quelle formation avez-vous suivie à l’ISE et pourquoi ?

J’ai obtenu un Mastère en Managemement, Ingéniérie et Droit de l’Environnement à l’ISE en 2018.

Précédemment, j’étais ingénieure en informatique, spécialisée en business intelligence/informatique décisionnel (c’est l’analyse de données pour aider à la prise de décision).

J’avais déjà effectué plusieurs modules autour du développement durable et je m’étais engagée dans des associations scolaires autour de ce sujet.

Je cherchais à travailler au sein d’entreprises ou d’associations porteuses de sens (associations pour le développement durable, la protection des animaux…),. Je me suis rapidement rendue compte que l’étiquette « informatique » ne me suffisait pas. J’ai toujours voulu utiliser mes compétences techniques au service de projets engagés mais le marché n’était pas prêt.

J’ai alors décidé, juste après la fin de mon cycle d’ingénieur, d’entreprendre ce Mastère au sein de l’ISE. L’objectif était de me permettre, plus tard, de me présenter avec de multiples compétences techniques, à la fois portées sur l’informatique et sur la transition écologique.

Avez-vous un meilleur souvenir à l’ISE ou une anecdote ?

Grâce à la taille de ma classe (environ 30 personnes), l’ensemble de nos échanges étaient très agréables. On a eu l’occasion de tous bien faire connaissances. Les intervenants étaient totalement disponibles pour répondre à nos questions.

Quel est votre parcours professionnel ?

J’ai effectué mon Mastère en alternance au sein de l’équipe RSE de Bolloré Logistics à Puteaux.

J’ai pu travailler en mixant l’informatique et la RSE : développement de tableaux de bord GES (Gaz à Effet de Serre), analyse de données client pour leur bilan GES…

En fin 2018, je suis revenue sur mon île, La Réunion. Là-bas, j’ai travaillé dans le photovoltaïque, où j’ai évolué, pendant presque 2 ans, en tant que cheffe de projet. Mon poste ne me donnait pas vraiment la possibilité d’entreprendre, je sentais que je ne m’exprimais pas pleinement. Fin 2020, j’ai donc quitté mon poste.

Au départ, je souhaitais me lancer à mon compte mais je me trouvais trop jeune pour le faire. J’ai cherché des postes similaires dans des sociétés plus grandes en me disant que cela me permettrait d’utiliser mes autres compétences.

Mais, ne trouvant pas chaussure à mon pied, j’ai pris le temps de travailler sur mon projet entrepreneurial et d’ouvrir mes horizons. J’ai donc fait les formations complémentaires où je me suis renseignée sur des sujets comme le e-commerce, le digital, le marketing, l’ikigai, des collectifs citoyens engagés…

En 2022, j’ouvre enfin Fiainana, mon agence d’accompagnement en communication responsable et en RSE. J’accompagne les acteurs engagés à capitaliser sur leur ADN durable et à mieux communiquer avec leurs parties prenantes.

Mon rôle est donc de mettre en valeur les projets ayant un impact positif sur notre planète et ses habitants.

Je propose de travailler sur la visibilité de ces projets à travers les réseaux sociaux et la création de supports de communication physique.

En complément, j’organise des sessions d’accompagnement RSE pour les organismes souhaitant améliorer la structuration de leurs différentes actions.

Pouvez-vous nous parler de votre métier actuel ?

Actuellement, je suis donc entrepreneure au sein de ma structure, Fiainana. Je suis pour l’instant seule et travaille de chez moi.

Au quotidien, j’ai un vrai sentiment de liberté : je peux m’autoriser à tenter des projets, des partenariats sans avoir à me justifier, j’ai la possibilité de prendre des décisions… Je prends les responsabilités de mes échecs mais je récolte aussi les bénéfices de mes efforts. Je maîtrise mieux mon équilibre pro/perso en ayant plus de contrôle sur le rythme de mes journées. J’ai plus la possibilité d’aligner mes actions professionnelles à mes valeurs personnelles.

Mes missions sont les suivantes :

  • Valoriser les projets à impact sur mon territoire mais aussi en Hexagone voire en Europe grâce aux avantages proposés par le digital. Je travaille à La Réunion mais je suis aussi présente sur des plateformes en ligne pour proposer mes services à distance pour la communication responsable et la RSE;
  • Démocratiser la RSE sur mon île, surtout auprès des structures les plus petites. Je présente systématique la RSE comme un outil business qui peut être utilisé, peu importe la taille ou le statut juridique de l’entreprise. Dans un contexte juridique où la RSE devient de plus en plus stricte et touche de plus en plus de professionnels, il est important de travailler en amont et de ne pas subir la RSE, ne pas la voir comme une obligation imposée par la loi;
  • Sensibiliser le plus de personnes au développement durable, les citoyens comme les professionnels, à travers des ateliers de groupe ou personnalisés, pour passer à l’action, dès que possible, au quotidien.

Ma journée type est difficile à décrire. Dans mon agenda, je cale des moments précis pour m’occuper de ma comptabilité, de ma prospection ou encore je m’occupe de mes réseaux sociaux. Autour de cela, je cale les prestations de mes clients, de la veille technique, juridique et commerciale (pour les appels d’offre notamment), du temps pour l’amélioration continue de Fiainana (mise en place de procédures et d’outils de suivi interne par exemple).

En quoi votre formation à l’ISE a contribué à votre parcours professionnel ?

Mon second Mastère effectué à l’ISE m’a permis d’affirmer mes compétences en RSE et en développement durable de manière concrète.

Cela a débloqué « les freins » que les entreprises pouvaient avoir face à mes compétences apprises de manière non-conventionnelle.

J’ai gagné en compétences et donc en temps et en légitimité sur le marché.

Que diriez-vous à des étudiants qui souhaiteraient se lancer dans des études en environnement à l’ISE ?

Qu’il s’agisse d’un complément de formation comme c’était mon cas, d’une reconversion ou d’une formation initiale, le développement durable, la RSE et tous les sujets connexes sont des filières fortes et montantes sur le marché.

Les grandes entreprises comme les plus petites ont besoin d’intégrer les notions de transition écologique au sein de leurs équipes. On a urgemment besoin de ces compétences pour mettre en place des actions le plus rapidement possible. S’engager dans une formation à l’environnement et au développement durable, c’est s’aligner aux besoins du monde.