CANDIDATURE EN LIGNE PLUS D'INFORMATIONS

Témoignages d’intervenants

By 23 octobre 2020 novembre 10th, 2020 No Comments

 

 

Renaud Anzieu, commanditaire de projets environnementaux tutorés

 

 

Comment avez-vous connu l’ISE ?

J’habite dans la même rue et ayant choisi de ralentir mon mode de vie, j’ai décidé de m’intéresser aux richesses locales, à ce qui m’entourait et surtout à l’écologie. Je suis donc allé voir l’ISE pour rencontrer des personnes et voir si il était possible de créer du lien.

 

 

Qu’est-ce qui vous a donné envie de travailler avec l’Institut ?

Comme je disais, j’ai choisi un nouveau mode de vie, regarder ce qu’il y avait autour de moi. J’ai fait mon « coming-out écologique ».  Je voulais porter mon attention sur l’écologie, sur ce qui se passe ici et maintenant.

J’ai vu cette enseigne, je suis rentré. J’ai demandé à rencontrer quelqu’un pour faire du lien avec l’association d’environnement dans laquelle je suis. Mon souhait était de faire du lien, de voir comment on pouvait travailler ensemble. On m’a dit que ça pouvait intéresser quelqu’un, j’ai donc rencontré Loïc Hardouin au printemps 2019, on s’est entendus sur les projets tutorés.

 

 

Depuis combien de temps travaillez-vous avec l’ISE ?

Je suis en lien avec Loïc pour les projets tutorés depuis 2019 sous forme de partenariat. Nous avons des intérêts communs, l’envie d’agir ensemble. L’ISE avait des besoins en termes de projets tutorés et moi je cherchais des projets locaux et environnementaux. Pour eux les projets locaux avaient du sens, des personnes motivés et disponibles et moi ça faisait du sens d’aller commencer à explorer avec des forces nouvelles (les étudiants) des sujets à cœur en local.

 

 

Combien de projets avez-vous accompagnés ?

L’année dernière 7 et cette année 10. Disons que j’ai inspiré des idées et mis en lien avec des habitants qui étaient d’accord et motivés pour jouer le rôle de commanditaire, ils ont proposé une problématique à laquelle les étudiants pouvaient essayer de répondre. Mon rôle était de suggérer les idées et la mise en lien avec les personnes, commanditaires. Personnellement, j’en ai suivi un l’année dernière et un cette année.

 

 

Quel projet vous a le plus marqué ?

Le projet qui m’a le plus marqué est celui d’une mare dans un jardin public départemental. Le but était de voir comment et avec quels moyens il était possible d’implanter une mare dans un jardin public en plein cœur de Versailles. Ce projet m’a donné des informations supplémentaires, des éléments que je ne connaissais pas et pourtant j’ai déjà travaillé sur l’implantation de deux mares. Par exemple, ils ont réalisé un carottage (prélèvement dans le sol pour l’étudier) et étudier les conditions sécuritaires. Ils ont vu des choses que je n’avais pas imaginées. Ça a ouvert d’autres connaissances, de nouvelles choses.

 

 

 

Qu’est-ce que ces projets apportent en plus aux élèves de l’ISE ?

En fait je crois qu’on leur apporte 2 choses :

La notion de local, le fait de se rendre compte que sur un territoire donné, on trouve à la fois des ressources, des moyens, des possibilités d’action, au pied même de l’ISE, voire à l’intérieur. De la conscience sur le local, le super local.

Le chemin, ils ont été formés au résultat et on les invite à mettre de la conscience sur le chemin pour y arriver. Nous travaillons avec des méthodes d’intelligence collective, de gouvernance partagée, sur la façon de travailler, de s’organiser, de répartir les tâches. En fait ce sont des méthodes agiles qui sont originales par rapport à ce qu’ils font d’habitude. Un mode de fonctionnement habituel pour nous mais qui, lorsqu’on le partage, est toujours ressenti avec plaisir.

 

 

Y a t-il un projet sur lequel vous aimeriez travailler en particulier ?

Suite au confinement, dans notre mouvement (je suis dans un mouvement de conscience écologique) il y a eu une accentuation, un renforcement de la notion de résilience alimentaire. De ce fait, nous allons proposer des projets autour de cette notion : comment introduire de l’alimentation en ville dans les espaces publics ? Comment sécuriser notre alimentation ?

Chaque projet aborde le sujet par un bout et les élèves se retrouvent dans ce sujet.

 

 

Quelque chose à rajouter ?

J’ai revu des élèves d’années précédentes et j’étais vraiment joyeux de les voir, j’ai pu vraiment mesurer leur évolution dans la conscience, dans la connaissance. Ça les a aidés sur un chemin. En 1 an il y a eu une sacrée évolution, une sacrée prise conscience.